Biographie

Après avoir longtemps hésité entre dessin, cinéma, géologie et biologie, je me suis d’abord orienté
vers le milieu du dessin animé, fasciné par la dimension collective du film.
Attiré par le contact direct avec la matière, je me suis ensuite tourné vers la sculpture.

Des résidences et missions m’ont depuis permis de poursuivre cette recherche tout en développant
une pratique de médiation artistique auprès de publics variés

Démarche artistique

Ma démarche artistique s’encre dans le vertige qu’inspire la profondeur du temps.

Il s’agit d’explorer les liens entre l’écosystème, les activités humaines, en surface, et les strates minérales que cette vie recouvre.
J’y laisse libre cours à mon intérêt pour, la parenté entre les vivants, les vestiges et les roches, les traces et les empreintes du passé.

Mes œuvres puisent dans les recherches de biologistes, géologues, archéologues et écologues, mais aussi dans le travail d’artistes aussi différents qu’Anna Eva Bergman, Hayao Miyazaki et H. R. Giger. L’animal, le végétal et le minéral s’y entremêlent pour donner forme à de grands formats à l’encre ou au fusain, avant de glisser vers le volume et la céramique.

L’argile occupe aujourd’hui une place centrale dans ma pratique : matière plastique évoquant la chair mouvante, elle redevient minérale à la cuisson .J’utilise le grès, une argile cuite à haute température, que je colore par des touches d’oxydes métalliques et d’émaux. En l’espace d’une cuisson, des millénaires s’écoulent. Ce matériau relie les époques, le vivant et l’inanimé.

En cohérence avec cette démarche, j’intègre des matériaux de rencontre issus des territoires qui font le sujet de mes œuvres : fabrication d’encres et de fusains, et surtout utilisation de cendres végétales, d’argiles et de roches locales dans la création de mes émaux. Le territoire devient ainsi à la fois sujet et matière de l’œuvre.»

Traiter le paysage par ce qui échappe au regard, évoquer ses fondations, aborder ce sous-sol où le vivant s’agrège et devient minéral ; cela m’amène à questionner notre façon d’habiter notre environnement : non plus le considérer comme une matière à remodeler, mais comme un existant auquel nous devons nous adapter.