Genèse du projet
Accueilli en début 2026 pour trois mois en résidence artistique par la Source Garouste, en partenariat avec le Musée Rodin de Meudon.
je me suis imprégné des lieux, de la forêt proche et de l’œuvre de Rodin. C’est là que je me suis confronté à nouveau à La Porte de l’Enfer, une œuvre qui m’avait profondément marqué à sa découverte. J’ai dessiné au musée, j’ai observé, j’ai laissé l’œuvre me traverser à nouveau



Le projet
Un grand bas-relief monumental : une réappropriation de la forme de la porte, chargée de mes propres thématiques. Une ouverture sur un gouffre, sur une temporalité enfouie, une stratigraphie.
Ni Dante ni Baudelaire, mais la peinture rupestre, les troupeaux de Miyazaki,les catacombes,le vivant faisant architecture d’un Giger, et le lieu lui-même : les carrières de craie sous le musée, le viaduc , la forêt dont les motifs se sont glissés dans la composition.
La création
Au départ le grès de Saint-Amand modelé et de grands fusains, les allés retours entre le papier et le volume.
Les argiles de la forêt cuites en engobes, minéraux récoltés transformés en émaux, La matière et le territoire deviennent l’oeuvre.
Un point de départ
Cette porte est la première d’une série. Chaque pièce, ancrée dans un lieu différent, en extrait ses matériaux et laisse le territoire dicter une partie de la forme d’autres seuils, d’autres profondeurs.